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Sikelele Africa

Musique > CD Bon Voyage

1. NKOSI SIKELELE AFRIKA

Nkosi Sikelel’ iAfrika (Lord Bless Africa)
Maluphakanyisw’ uphondo lwayo (May her glory be lifted high)
Yiva imathandazo yethu (Hear our petitions)
Nkosi Sikelela (Lord bless us)
Thina lusapho lwayo (Us your children)
Yihla Moya, (Come Spirit)
Yihla Moya, yihla Moya,
Yihla Moya,
Yihla Moya, yihla Moya,
Yihla Moya oyingcwele (Come Holy Spirit)
Nkosi sikelele (Lord bless us)
Thina lusapho lwayo. (Us your children)

Morena boloka sechaba sa heso, (Lord we ask You to protect our nation)
O fedise dintwa le matshwenyeho, (Intervene and end all conflicts)
Morena boloka sechaba sa heso,
O fedise dintwa le matshwenyeho.
O se boloke, o se boloke, (Protect us)
O se boloke morena se boloke,
Sechaba sa heso (Protect our nation)
Sechaba sa heso

Ma kube njalo! (Let it be so)
Ma kube njalo!
Kude kube ngunaphakade, (Forever and ever)
Kude kube ngunaphakade!



Traduction en français :

Dieu bénisse l'Afrique
Puisse sa corne s'élever vers les cieux
Que Dieu entende nos prières
Et nous bénisse, nous Ses enfants (d'Afrique)
Que Dieu bénisse notre nation
Et qu'il supprime toute guerre et toute souffrance
Préservez (bis) notre nation
Préservez notre nation sud-africaine, l'Afrique du Sud

Résonnant depuis nos cieux d'azur
Et nos mers profondes
Au-delà de nos monts éternels
Où rebondit l'écho

L'appel à l'unité rententit
Et c'est unis que nous serons
Vivons et luttons pour que la liberté
Triomphe en Afrique du Sud, notre nation.

L'historique de l'hymne
C'est un rapport de la Commission des emblèmes nationaux, publié en Octobre 1993, qui recommanda la réunion des deux hymnes jusque-là distincts. Le 15 mars 1994, cette recommandation fut approuvée par le Conseil exécutif de transition. Son avis amena le Président de la République d'alors, Frederick de Klerk, à lui donner le statut d'hymne national le 20 avril 1994.

Le nouveau Président, Nelson Mandela, fit cependant remarquer que la longueur de ce nouvel hymne était deux fois plus importante que celle des hymnes des autres pays. Un comité fut alors établi pour élaborer une version plus courte, celle qui est aujourd'hui en vigueur.

L'hymne débute par Nkosi Sikele'Afrika, en isixhosa et sesotho, deux langues majeures en Afrique du Sud. Au moment de la transition des deux hymnes, le choeur chante " South Africa, South Africa " avant d'aborder, en afrikaans puis en anglais, " Die Stem ".

Cette combinaison des deux hymnes, qui s'avère être très appréciée des Sud-Africains, a joué un rôle important dans l'unification de la nation.

L'historique de
" Die Stem van Suid Afrika / The Call of South Africa"
" Die Stem van Suid-Afrika ", dont les trois premières strophes ont été écrites par le poète de langue afrikaans CJ Langenhoven en 1918, fut mis en musique par le révérend ML de Villiers en 1921. La quatrième strophe fut ajoutée ultérieurement.

L'hymne est chanté pour la première fois lorque le drapeau sud-africain fut hissé pour la première fois, le 31 mai 1928. Il devint rapidement populaire et fut déclaré, le 2 mai 1957, seul hymne national d'Afrique du Sud. C'est également à cette époque qu'une version anglaise de l'hymne, " The Call of South Africa ", vit le jour.

L'historique de Nkosi Sikelel'iAfrika
Les paroles de la première strophe de cet hymne furent écrites, en isixhosa, par Enoch Sontoga vers 1897. Sept autres strophes, également en isixhosa, furent ensuite composées par le poète Samuel E Mghayi.

Sontoga naît à Lovedale , dans le Cap-Est, au sein du clan mpinga de la tribu Tembu, elle-même appartenant à la nation Xhosa. A l'issue de sa scolarité, il s'installe à Johannesburg et exerce différentes activités avant de devenir enseignant au sein d'une école missionnaire méthodiste. Chrétien disposant d'une voix exceptionnelle, il écrit de nombreux chants à l'intention de ses élèves. Ces chants sont rassemblés dans un cahier intitulé " Tonic Sol-fa " mais Sontoga meurt en 1904, avant d'avoir eu le temps de les publier.

Son hymne " Nkosi Sikelel'iAfrika " est chanté pour la première fois lors de l'ordination du révérend M Boweni, pasteur méthodiste shangaan (tsonga) en 1899. L'un des écrivains les plus célèbres d'Afrique du Sud, Solomon Plaatjie, est le premier à enregistrer cet hymne le 16 octobre 1923, en compagnie de Sylvia Colenso, au piano. Cet enregistrement est réalisé en Angleterre par la " Zonophone Company ". En 1942, la mission de Morija, au Lesotho, publie une version sesotho conçue par Moses Mphahlele. Les paroles de cet hymne s'incrivent dans le répertoire de poésie orale de l'Afrique du Sud, aux côtés de plusieurs autres versions différentes.


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